Mercuès

Accèder au contenu
Vous êtes ici :  Accueil /La commune / Eglise Saint Germain
  • Imprimer
  • pdf

Eglise Saint Germain


Photo Église Saint Germain

Ses origines et son évolution à travers les siècles :

Entrant dans la nef, à droite, se trouve la Chapelle Romane, datant du XIIème siècle. L’abside semi circulaire est orientée vers l’Est, selon les principes religieux de l’époque. Elle correspond au chœur primitif de l’édifice. Elle se compose d’une travée en «cul de four», prolongée au-delà d’un arc doubleau, par une travée droite, ouvrant sur la nef par un arc triomphal. La première travée est couverte d’un plancher, tandis que la seconde a conservé sa voûte en berceau. L’abside est ornée de cinq arcatures aveugles reposant sur une banquette de pierre. Les colonnes sont ornées de chapiteaux tronconiques. Les fonds baptismaux en pierre de forme cylindrique, de style archaïque sont fermés par un couvercle en laiton. La façade ouest du mur de la nef conserve un étroit portail en plein cintre (actuellement muré) ainsi que des vestiges de maçonnerie médiévale. L’étroitesse de ce portail atteste une construction du XIIème siècle. La disposition de cette ancienne nef est désaxée par rapport à celle de l’abside.


Au XVème siècle, marquant la fin de la guerre de cent ans, la reconstruction est très active. L’église sera agrandie et désorientée pour être axée vers le Nord. De part les moulures de voûtes l’ornement des culots, ainsi le plan trapézoïde permet d’attribuer l’agrandissement de la nef et du chœur à cette époque. On peut penser qu’à cette époque, la nef a acquit ses dimensions actuelles et que l’extension vers le sud, par rapport à la nef Romane, est réalisée.


Au XVIIIème siècle, il semble que d’importants travaux soient réalisés : le portail de la nef, les baies de la nef et de l’abside, le clocher et l’appui de communion en bois sculpté (classé au titre des objets mobiliers)


En 1846, le Conseil Municipal trouvant que l’église est trop petite pour les 600 habitants, décide la construction d’une chapelle latérale. Le maire de l’époque : François Agar, cousin du Comte de Mosbourg, aurait favorisé la construction d’une deuxième chapelle. Formant une croix avec la nef, celle de droite «orientale» est dédiée à la Vierge, celle de gauche à l’ouest est dédiée à Saint Michel avec la statue et à saint Laurent. La famille du Comte de Mosbourg ayant participé à la construction et à la décoration obtient la concession du caveau. Lors des travaux de rénovation en 2009, neuf cercueils de la famille du Comte de Mosbourg sont retrouvés dans la crypte.

Le clocher comprend un premier niveau appuyé sur les reins de la voûte en berceau de l’abside. Il communique avec les combles de la nef par le biais d’un palier intermédiaire depuis lequel on accède à la chambre des cloches, qui sont au nombre de trois. Deux des cloches sont un don de Michel Agar. L’une s’appelle Laurence, d’un poids de 728 kg. L’autre s’appelait Marie Germaine ; elle fût rebaptisée Jeanne Thérèse après réparation en 1948. L’église est parée de plusieurs statues en plâtre polychrome, les statues de :

 

  • Jeanne d’Arc – Saint germain – Saint Antoine de Padoue – le bienheureux Saint Jean-Gabriel Perboyre, originaire du Puech de Montgesty (1802 – 1840), missionnaire Lazariste en Chine, martyrisé et décédé à Ou Tchang Fou.


  • Sainte Thérèse – Saint Joseph – La Vierge – Saint Michel – sainte Germaine. Quatorze tableaux illustrent le chemin de Croix. Les cadres en bois entourent les peintures exécutées sur tôle galvanisée, technique extrêmement rarissime datant du XIXème.

 

(Sources : ARAEM, Association pour la Restauration et l’Animation de l’Eglise de Mercuès)